Bien qu'aujourd'hui encore en cryostase, le webzine grrrndzero est toujours là. Il reprend des forces et pourra bientôt battre la campagne comme un fier animal béat courant après ses nouvelles passions éphémères.

La section imagerie rassemble principalement les vidéos de concert de concerts passés. Le plan est de développer un peu cette zone. Qui sait la webdoc-fiction-témoignage-interactif-big-data sur la vie quotidienne de Grrrnd Zero « Tout pour La Cause rien pour les Autres - saison 1 : Crust beer et lingerie fine » sortira peut-être un jour. Et pourquoi pas un live stream de nos sessions cuisine ou du chantier ?

On va essayer de rassembler des liens à la cool dans cette section là aussi. Des sites qu'on aime bien, des projets qu'on jalouse, des trucs à lire à notre place, des images rigolades, ce genre de choses là.  

Les archives chaos sont les archives de TOUT le site depuis les début de gz, par ordre de publication.
Quelques trucs se sont peut-être perdus entre les différentes version du web, mais sinon on archive méthodiquement et tu peux tout explorer.

 

 

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J'ai entendu une idée de titre cool à la télé y a 1h mais j'ai oublié

John Dwyer est un américain composite et talentueux qui a sévi dans des groupes aux genres variés, s'étalant du lyrisme lightning boltien (Pink & Brown) à la bande-originale d'un Tarantino fictif (The Yikes), en passant par des trucs garage qui semblent montrer qu'il est chaud comme la braise deux jours sur trois (The Hospitals, Coachwhips).

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Aujourd'hui il joue surtout dans The Ohsees (anciennement Thee Oh Sees, OCS, et plein d'autres noms extravagants qui donnent cet acronyme), un groupe de pop folk lo-fi avec des guitares qui font glinglin et des voix qui rappellent les Woods quand ils miaulent en se prenant limite pour Esther Philips. Là ça fait déjà deux noms de cités, on peut aussi rajouter en vrac les Marvelettes, Daniel Johnston, Rusty Santos, Ariel Pink, des bourdonnements et le bruit des vagues qui viennent lécher le sable de la côte ouest.
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Des preuves:

les amis c'est pratique

Monsieur Obadia m'a envoyé ça :


"Oliv, voici un autre morceau ULTIME de Kora (après simbomba d'Alhaji Bai Konte) : "Djimbaseh" de Mamadou Diabate. Les riffs sont merveilleux, l'accordage est hanté, c'est moins tordu rythmiquement que Simbomba mais c'est très beau je trouve.
Andrew et moi avons partagé un moment émotionnel fort à 4:58."

Djimbaseh

obadiaa

the space lady, musique du futur de l'époque


spacelady1

The Space Lady aka Suzy Soundz (Susan Dietrich de son vrai nom) se produit à l'accordéon dans les rues de Boston ou de San-Francisco, à l'époque où la guerre du Vietnam bat son plein en Asie du Sud Est. On la trouve aussi dans les couloirs bruyants du métro, coiffée d'un casque en métal avec des ailes d'ange. Déjà maman, elle doit ramener des sous et apprend donc à faire simple, c'est à dire des reprises de morceaux connus, un peu comme le ferait Klaus Wunderlich ou le génial Charlie Oleg.
Puis l'accordéon est remplacé par un Casiotone, et son mari a l'idée de faire passer la voix par un delay.

 

spacelady2

 

C'est beau, on dirait un décor futuriste en carton, et Suzy est attachante dans son rôle de fée interstellaire.
http://www.myspace.com/suzysoundz

Deux MP3 :

Synthesize Me.mp3
Lord Deliver Us, Showdown.mp3


Merci Jérémy de m'avoir fait découvrir la dame

 


SPECIAL SAINT VALENTIN : un groupe qui rebooste la libido

 

Envie de lubricité en ce mois de février? Lâchez votre kamasutra illustré et (re)plongez vous dans la discographie des Américains de U.S Maple. Ce groupe mythique naît en 1995 d'une copulation entre des membres de deux groupes de la scène de Chicago, Shorty et Mercury Players. Ça nous donne deux guitaristes (Mark Shippy et Todd Rittman), un batteur (Pat Samson remplacé par Adam Vida après la sortie en 2001 de leur quatrième et avant dernier album Acre Thrills) et une voix incroyable, rocailleuse et salace, celle de Al Johnson. Un anti-crooner qui balaye d'un chant lascif, de râles et de petis cris la matière sonore distordue et insistante de ses compères.

Écoutez plutôt ce morceau extrait de leur premier LP de 1995 (Long Hair in Three Stages), sorti sur le vénérable label Skin Graft et produit par... Dieu en personne. Je vous jure. Plus connu sous le nom de Jim O' Rourke. Deux guitares qui se cherchent, telle une partie de jambes en l'air mal engagée, une batterie qui souligne l'aspect traumatique de cette pénible quête, le tout nous emmenant vers une issue jouissive capable de procurer à un homme-tronc la force de donner des coups de reins :

Hey king

Même tiercé (U.S Maple / O'Rourke/ Skin Graft ) pour leur deuxième album, Sang Phat Editor (1997). Ils poursuivront leur aventure sur un autre très estimable label, Drag city: Talker (1999), Acre Thrills (2001) puis Purple on Time en 2003. A la libido hystérique des Arab on Radar, je préfère (s'il fallait choisir) la volupté crade et laborieuse des U.S Maple : ouais, je suis partisane d'une sexualité bio.

allez, un deuxième morceau :

Northward

pates&amour

BULLSHIT ?

Il y a encore quelques mois, quand je pensais : “la techno c’est de la merde”, j’étais juste un peu con… et sacrément inculte.
Bon, certains vont crier au scandale mais voici quelques morceaux choisis : joie, brutalité, expérimentation, panache, envolées lyriques, distorsions et préceptes DIY.
Vous aimez Black Dice ? Merzbow ? Lightning Bolt ? Venetian Snares ? Battles ? Écoutez, on en parlera plus tard.

Un petit bien noisy signé Peaky Pounder :

peaky pounder - hoitaa.mp3

Manu le Malin est parisien et il fait depuis quelques années du hardcore arty sophistiqué, ce qui lui réussit plutôt bien :

Manu Le Malin - Spirit of the air.mp3

Manu Le Malin - Mekanism.mp3

Scott Brown est écossais et il touche un peu à tout (et même au ternaire) :

Scott Brown - Turn The Bass Up.mp3

(au happy hardcore)

Scott brown vs rab s - rock the party.mp3

Scott Brown vs. DJ Paul - Feel The Music.mp3

et un qui ressemble à du Animal Collective

Scott Brown - Bonkers 12.mp3


Il y a encore quelques années, quand je criais : “le r’n’b c’est de la merde”, j’étais sûrement dégoûté par une idéologie souvent douteuse, mise en avant par des commerciaux chargés de promouvoir des musiques en vue de les rendre “mainstream” et par conséquent lucratives. Si je m’en étais tenu à écouter certaines productions magnifiques (elles sont rares, environ 1% de ce qui sort... comme dans les autres styles musicaux d’ailleurs), j’aurais grandi moins ignorant.
Bon comme ça fait beaucoup pour aujourd’hui, je vous laisse digérer, le temps d’écrire peut-être un jour un prochain post gracile et didactique.

Raymondovision

 

Bon, c’est soit je deviens vieux et con, soit c’est la sagesse qui m’assaille, mais ces derniers temps il m’arrive un peu trop souvent (à mon goût) de penser : "(putain quand même) c’était mieux avant"…
Pas comme si je portais des pattes d’eph’ ou des cols en moumoute, mais un sentiment récurrent qu’aujourd’hui rien ne s’invente, tout se transforme (heu… dans le meilleur des cas)… et c’est triste.

Aujourd’hui, je vais donc vous parler du monsieur en photo, un monsieur né le 10 septembre 1908 : Raymond Scott, compositeur, inventeur et précurseur… et ça fait vraiment froid aux yeux de replacer sa musique dans le contexte des années 50. Waou, rien que d’y penser ça me donne le tournis… (imaginer que Justice sont toujours vivants et Daft Punk font parfois des concerts paraît soudain un violent anachronisme).
À cette époque, le rock’n’roll n’existait pas et les membres de Kraftwerk étaient à l’école primaire… mais un jeune premier issu d’écoles de compositions académiques alimentait déjà la B.O des folles divagations d’héroïnomanes notoires et futurs.

Quand certains se contentent de très mal faire un seul et unique truc, Raymond Scott touche à tout : superhéros de l’illustration sonore (“commercials” et jingles-radio totalement freaks) à l’aube des années 40, dans un registre jazz/music-hall, ses thèmes font l’objet d’un recyclage compulsif agrémentant les plus illustres cartoons de l’époque.

Loin de se contenter d’améliorer considérablement le quotidien de millions d’Américains, Scott expérimente, cherche et trouve les sonorités du futur. Inspirateur de Bob Moog lui-même (inventeur messianique des premiers synthétiseurs analogiques), il développe les premières machines du genre comme cet “electronium” (en photo ci dessus) qu’il met aussitôt en application, posant (avant l’heure est un euphémisme) à peu près tous les jalons de la musique électronique future, cédant bientôt à la postérité un corpus invraisemblable de pièces instrumentales défiant les lois de la chronologie (bon, pour être honnête, ils étaient deux-trois dans ce cas et de prochains posts leur seront peut-être consacrés).


N’empêche que tout est là ! De l’électronica contemporaine aux mouvances les plus expérimentales et hermétiques… comme si le monsieur avait déjà tout inventé avant les années 70 ! C’est tellement saisissant que je vous invite à aller vous faire votre idée propre sur ces plages hallucinantes, tantôt breackcore primitif , électro-ludique ou transe-noise préhistorique. Les pièces maîtresses de son catalogue sont pour la plupart rééditées.

Raymond Scott - Cindy Electronium.mp3

Raymond Scott - The Wild Piece.mp3


à écouter (en priorité) :
> Raymond Scott - Manhattan Research, Inc. [Best of - double CD] (Basta, rééd. 2000)
> Raymond Scott - Soothing Sounds for Baby [Vol. 1, 2 & 3], (Basta, rééd. 1997)

Blu

Blu est un punk italien mal rasé. Il occupe le temps qui lui est imparti sur terre en se consacrant à quatre activités :

 

1) dessiner

2) se balader dans plein de pays exotiques, même les plus sales

3) en profiter pour peindre des fresques gigantesques sur les facades des batiments qui ont le malheur de le croiser.

4) réaliser des films d'animation prestigieux 

Il a eu la très bonne idée de mélanger ses activités 3) et 4), ça donne ça :

 

{vimeo}993998{/vimeo}

 

Oui, ça tabasse. On aura eu au moins 6 minutes 48 de plaisir dans une journée, c'est déjà pas mal. Sur son site blublu.org, on peut mater ses autres films (7 en tout), télécharger les vidéos en haute résolution (participation prix libre), constater que ses dessins sur papier sont pas mal non plus, tout ça quoi.

Il a aussi un ami qui l'aime tellement qu'il a fait un long métrage sur lui, Megunica.

 

ublist #01

Petite playlist pour alimenter son player avec quelques valeurs sûres, et des découvertes du pays d'Obama :

-Teeth Mountain est un groupe de Baltimore, dans la droite lignée des groupes weird-folk-avec-plein-de-drums-chamaniques-à-la-raccoo-oo-oon-et-autres-pocahaunted. Leur premier album éponyme est sortit en cassette chez Night People.

01 Teeth Mountain - Black Jerusalem.mp3

 

-No Neck Blues Band, le groupe New Yorkais proche d'Excepter ou de Volcano the Bear, tendance impro-folk-jam-expé, vient de sortir un double LP Clomeim chez Locust Music. Avec le troisieme titre de cet album (Ministry of voices), NNCK semble invoquer un esprit maléfique à coup de cris gutturaux.

02 No Neck Blues Band - Ministry of Voices.mp3

 

-I.U.D est un groupe de deux batteuses New Yorkaises, copines des Black Dice. Elles n'ont à leur actif qu'un 7", Dead Womb, sorti en 2007 chez The Social Registry, et on attend la suite avec impatience. Avec un nom comme ça, et un titre d'ep aussi explicite, on est pas étonné d'entendre cette premiere face d'ep : FF'in.

03 IUD - FFing.mp3

 

-The Goslings sont composés d'un frère et d'une soeur plutôt bruyants, Max et Leslie Soren. Depuis 2004, ils cumulent les cdr, ont sortit un LP chez conspiracy en 2006 (between the dead) et viennent de sortir Occasion, un album CD, chez les très respectables Not not fun. Le premier titre, Mew nous plonge directement dans un univers lourd et sombre.

04 The Goslings - Mew.mp3

 

-Lightning Bolt on ne les présente plus, mais voici en cadeau bonux un avant goût sonore de notre future vidéo live prrestige, qui sera également accompagnée du bootleg mp3 complet.

05 Lightning Bolt - Live a Grrrnd zero 2008.mp3

 

 

Telecharger la ublist #01

(à décompresser avec winrar par exemple)

 


Le tout et la partie

Dan Friel est le chanteur de Parts & Labors - un groupe pas mal - mais ce qu'il fait de mieux dans la vie c'est du Dan Friel. Ce qui consiste notamment à composer longtemps à l'avance l'hymne de la coupe du monde 2010 : ghost town (mp3)

ou en vidéo :

{youtubejw width="425" height="344"}0wtcmzWC0Qc{/youtubejw}


Ou alors des jingles de matchs de hockey: buzzards (mp3)
Ou même de curling: desert song (mp3)
Bref, des trucs qui excitent la combativité, la rage de vaincre, la sudoration.


Pour les esprits synthétiques que le sport indiffère, on peut noter que son album (Ghost Town) est un plaisant mélange entre Dan Deacon, Lightning Bolt, Black Dice et Europe.

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