Bien qu'aujourd'hui encore en cryostase, le webzine grrrndzero est toujours là. Il reprend des forces et pourra bientôt battre la campagne comme un fier animal béat courant après ses nouvelles passions éphémères.
La section imagerie rassemble principalement les vidéos de concert de concerts passés. Le plan est de développer un peu cette zone. Qui sait la webdoc-fiction-témoignage-interactif-big-data sur la vie quotidienne de Grrrnd Zero « Tout pour La Cause rien pour les Autres - saison 1 : Crust beer et lingerie fine » sortira peut-être un jour. Et pourquoi pas un live stream de nos sessions cuisine ou du chantier ?
On va essayer de rassembler des liens à la cool dans cette section là aussi. Des sites qu'on aime bien, des projets qu'on jalouse, des trucs à lire à notre place, des images rigolades, ce genre de choses là.
Les archives chaos sont les archives de TOUT le site depuis les début de gz, par ordre de publication.
Quelques trucs se sont peut-être perdus entre les différentes version du web, mais sinon on archive méthodiquement et tu peux tout explorer.

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Mis à jour : jeudi 10 septembre 2009 02:09
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Écrit par yum yum

Merrill Garbus est une Américaine au physique de cousine costaude, sympa et surtout un peu excentrique à ses heures, du moins au regard d'une bonne partie de la famille; madame s'est d'ailleurs égayée à appeler son projet tUne YaRdS. Au delà de cette extravagance orthographique, ce que l'on retient de Bird-Brains, son premier album, c'est que la cousine sympa s'avère assez douée pour brasser folk de seconde main, rythmiques chaloupées, guitares inspirées par la musique africaine, handclaps pénétrés, yodelling (occasionnel, restons calmes) et voix tannée de chanteuse gospel. Ca donne une sorte de Kimya Dawson en plus polyvalente. Ou plutôt Kimya Dawson qui aurait mangé les Dirty Projectors (je dis ça mais j'ai très peu écouté ce groupe. Pourtant tune yards c'est un peu l'idée que je me fais d'eux, réunis dans un corps rougeaud). Et The Blow.
Finalement, son auto-description reste peut-être ce qu'il y a de plus disert et persuasif: "c'est comme ta mère quand elle est vraiment vénère mais qu'à la place de te botter le cul elle se met à faire des beats de malade avec des pots, des casseroles ET ton cul".
tune yards - hatari
tune yards - safety
tune yards - jumping jack
et une vidéo qui calme :
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Mis à jour : lundi 7 septembre 2009 14:42
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Écrit par ubik
Noisecore emoroide time, une émission dédiée à la noise à découvrir sur
radio canut (102.2) tous les Jeudi à 23h !
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Mis à jour : lundi 31 août 2009 00:31
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Écrit par florian
Daniel Benmergui est ce qu’on appelle un développeur de jeux-vidéo indépendant, autrement dit un type qui aime bien, une fois rentré du boulot, écrire des lignes de codes sur son pc au lieu de manger des fruits et des légumes. Forcément il en oublie de se coiffer mais on le comprend, quand on sait programmer des jeux comme les siens, on a plus besoin de miser sur ses cheveux. Rien avoir avec la musique donc, ni avec les légendaires modalités de délivrance d’aide publique programmatique, et pourtant c’est SUPER bien.
En fait on peut difficilement parler de jeux-vidéo : pas de commandes, pas de niveau, il n’y a pas à proprement parler de déplacements ni d’action, en fait il se passe rien, juste un tableau fixe fait de gros pixels tristounets. Le seul but est de trouver toutes les fins, et pour cela il faut modifier la scène en trouvant comment agir sur les éléments. Et si l’amour réciproque semble être le seul moyen de trouver le bonheur, c’est pas facile.
(d’autres jeux sur le blog de Daniel Benmergui)
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Mis à jour : vendredi 2 octobre 2009 21:31
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Écrit par mael
Un jeune groupe DIY issu d'une banlieue défavorisée. Le guitariste joue la bouche ouverte, ce qui lui donne un air débile, mais même les plus mesquins devront concéder que le morceau est assez tubesque. De plus, cette version acoustique dévoile une sensibilité de chaton timide qu'on imaginait pas de la part de ces punks intransigeants :
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Ils passent le 14 octobre dans un nouveau squat de villeurbanne.
Le groupe s'appelle amadeus fénix, ou quelque chose comme ça.
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Mis à jour : samedi 22 août 2009 12:07
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Écrit par felicity yum yum

Mayyors est un groupe de garage-punk de Sacramento sans myspace ni skyblog ni rien. Les morceaux issus de leur premier EP font penser à un concert des Cramps où Lux Interior aurait bu dix-sept red bull et où les quelques bikers alentour se rouleraient dans la boue en se tapant sur le ventre. C'est quand même mieux que Cocoon.
Mayyors - clicks
Mayyors - the crawl
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Mis à jour : vendredi 21 août 2009 11:28
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Écrit par florian

Peut-être que c’est lié au fait que je suis en caleçon et que la fenêtre est ouverte, mais j’écoute Growls Garden de Clark et je me fais un petit stock de frissons.
Son nouvel album « Totems Flare » est une espèce de commotion sonore incompréhensible, un tourbillon d’aspérités et de bruits hybrides qui semblent se noyer délibérément dans une surabondance de directions… Comme une provocation organisée pour retarder le plus possible l’explosion épidermico-orgasmique finale, la convulsion conclusion, le méga-frisson.
Plutôt electronica sur « Boddy Riddle », carrément brutal et techno plus tard sur « Turning Dragon », Clark semble avoir trouvé un équilibre sur « Totems Flare », un équilibre dans l’alternance et la saturation. Du coup c’est assez inégal mais à grande vitesse, il alterne sans pause les gros moments cradingues-mon-beat-gicle-partout, avec des lignes plus rugueuses et plus contemplatives.
Alors pour certains ça ressemble à du Boards of Canada surmégavitaminé et pour d’autres à un Aphex Twin période « Come to daddy », mais sortant de la douche (pour le côté moins méchant, je-sens-bon-il-m’arrive-d’aller-sur-le-dancefloor). En fait si on veut c’est un peu le mélange bordélique des deux, et c’est presque cohérent : quand on écoute Totem Crackerjack, qu’on supporte stoïque au milieu du morceau les secondes pénibles de drum&bass, et qu’on tombe sans prévenir sur cette montée de synthé, on comprend.
Clark cultive la rupture et fait émerger de jolies choses, certes violentes et bancales, mais jamais complaisantes.
Il faut donc souvent persévérer, écouter jusqu’au bout, puis à nouveau, surmonter la noirceur et la densité des productions, passer sur les renversements au premier abord inopportuns pour apprécier, enfin, cette tension si épique qu’elle pourrait presque donner envie de finir son mémoire de fin d’études en une soirée.
Growls Garden
Totem Crackerjack
Talis
Sinon, en même temps c’est pas dit qu’on ne s’en lasse pas vite, maintenant il fait chaud et je suis en pantalon, et ça marche un peu moins bien.
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Mis à jour : vendredi 14 août 2009 00:20
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Écrit par yum yum
(sur demande explicite de l'auteur, on doit se retenir de laisser le post en langage sms/skyblog)
En 2006 sortit le premier et dernier album de White Flight, projet d'une espèce de grand barbu mal coiffé du kansas, Justin Roelofs. Après avoir officié dans un groupe d'indie rock vraiment pas indispensable, il se trouva seul comme un panda et partit manger des champignons et communier avec l'esprit des rochers au pérou . Ces expériences déviantes lui inspirèrent cette pop folk psyché coassante et agitée, des morceaux dignes d'un Beck répétant sur la moquette de son salon avec les Unicorns, Architecture in helsinki et Outkast. Maintenant qu'on a perdu la trace de ses tongs, on l'imagine berger des bois au sud de la Nouvelle Zélande.
white flight - condition
white flight - solarsphere

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Mis à jour : lundi 6 juillet 2009 23:33
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Écrit par florian
Il y a des groupes qui ressemblent à des vêtements amidonnés, figés dans une certaine époque indéfinissable, qui n’est ni la leur ni celle des autres. Ils sont vieillis sans avoir cherché à être à la mode, et quoi qu’on fasse, ils ne bougent pas, ils restent à la fois éternellement frais et usés, comme si dès le départ leurs motifs ou leurs formes ne pouvaient prendre de plis.
Homelife fait partie pour moi de ces groupes, si accidentellement marquants qu’ils en sont charmants, tellement incongrus à leur façon qu’on pourrait prendre ça pour de la fadeur, si près malgré eux de l’oubli et de l’anodin qu'on aurait envie de les porter aux nues. Victime de paradoxes en quelque sorte, qui font leur insouciance et leur beauté.
Un peu comme ce « Flying Wonders » qui semble rebondir dans l’écho d’une bonne idée sans en sortir, comme coincé dans une bulle de savon hermétique.
Pourtant le projet Homelife ne manque de rien. Originaire d’un peu partout mais quand même pas mal de Manchester, ce collectif pop-bizarre-fanfare polymorphe synthétise l’ensemble des éléments indispensables au succès : beaucoup de musiciens-copains, des costumes, une approche cacophonique mais mélodique, une chanteuse asiatique en robe, des lieux de répétions conceptuels, de la nonchalance, de la barbe et un lancé de clochette souple et ample (peu de traces visuelles du groupe, je n’ai pas pu trouver d’autres illustrations que cette bande-annonce datant de Chalon 2003).
Derrière la grosse quinzaine de collaborateurs évoluant derrière Homelife, une tête semble quand même y faire figure d’aimant, ou de liant, le multi-instrumentiste Paddy Steer* qui instigua la formation du collectif en 1997. Après deux albums autoproduits sur l’héritage de sa grand-mère (moment émotion storytelling), ils signent sur Ninjatune et produisent deux albums étonnants, « Flying Wonders » et « Guru Man Hubcap Lady ».
Limités par la distance et le nombre de musiciens, les membres n’enregistrent jamais tous ensemble, c’est principalement Paddy Steer qui compose les morceaux par collages. C’est peut-être ce qui donne finalement au collectif cette sorte de cohérence indolente, faite de bricolages et superpositions groovy qui semblent s’étirer à l’infini, sans pour autant s’inscrire dans le présent, comme bloqués dans une désuétude cotonneuse et attendrissante. Un peu comme la BO d’un film en stop-motion où un vieux banjo en pâte à modeler essaierait de danser le mambo, coincé entre ses aspirations à des rythmes chaloupés et la tension de ses cordes.
Ça ne veut rien dire mais c’est un peu l’idée. Dès lors il ne reste qu’une mélancolie légère et onirique, qui donne envie d’un petit déjeuner au lit.
Ce qui donne des choses très jolies comme des ballades à la poursuite de l’être aimé :
« Harder »
Mais aussi des contemplations perplexes au fond de son thé :
« Big Tree »
Avec des attentes de tramway un soir orageux :
« Try Again »
Mais la plupart du temps leur folie surnage dans un fond de sauce aigre-douce :
« April Sunshine »
Et généralement ça bouge des fesses avec dignité :
« Seedpod »

(* Après avoir fait pleins de trucs avec plein de gens, Paddy Steer (à gauche sur la photo) s'est lancé récemment dans l'exercice périlleux du projet solo et c’est plutôt rigolo, avec des loupiottes et des masques.)
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Mis à jour : mardi 30 juin 2009 01:02
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Écrit par marion
Nouvelle recrue de Paw Tracks, jusqu'ici label SPA missionnaire, Dent May est un curieux mélange entre Woody Allen (pour le côté " ouais, j'ai le physique de celui qu'on choisit en dernier dans son équipe de handball au collège, mais j'emballe trop les filles) et un crooner à dents Ultra-Brite genre Sinatra (paaalalaaapapah les escaliers qui s'allument). Beau mélange.

Armé de son ukulélé, de son orchestre et de quelques choeurs que même pas t'aurais osé imaginer voyager dans le temps comme ça (et aussi de Rusty Santos à la prod quand même), il entonne des mélodies imparables de fervent amoureux, tour à tour volage, cœur d'artichaut et/ou alcoolo. Bref, j'aurais pas cru mais J'ADORE CE TRUC.
Dent May - 26 miles (santa catalina)
Dent May - Girls on the square
Dent May - I'm an alcoholic
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Mis à jour : mardi 16 juin 2009 01:01
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Écrit par ubik

Petit focus puis une interview du créateur de RURALFAUNE, un label français basé à Angers qui a vu le jour en 2006 et qui jusqu'à présent reste malheureusement peu connu dans nos contrées, malgré un rayonnement mondial et plus particulièrement outre atlantique. C'est Bruno Parisse qui se cache derrière ce productif réseau. Il explore et défriche toute une scène évoluant autour d'un magma d'étiquettes tel que la nouvelle folk expérimentale, le drone obscur ou bien encore la weird noise...
Ruralfaune, c'est tout d'abord des tirages cdr en édition super limitée, de somptueux packagings faits maison, des tarifs planchers à 5€ l'album et un compromis équitable avec les groupes pour la distribution. Parmi les 60 sorties cd-r et pour se faire une idée de ce que promeut ce label, il existe des compilations tel que Frannce, un boxset 3cd bleu blanc rouge co-produit avec La belle dame sans merci, où l'on retrouve des groupes que l'on apprécie particulièrement à Grrrnd zero tels que Volcano the Bear, Heavy Winged, Family Battle Snake, Black forest Black Sea, The North Sea, Fursaxa, Ajilvsga, Fabio orsi... Ou bien encore la compile the Rur L.A. faune avec Pocahaunted, VxPxC, Changeling et Insamiacs centrée sur ces formations de Los Angeles.
Bruno a volontiers accepté de répondre à quelques unes de mes questions qui lèveront peut être le voile sur toutes ses activités fort recommandables :
Salut Bruno, peux-tu nous parler de ce qui t'a amené à monter le label Ruralfaune et de ce qui te motive dans toute cette scène que tu tentes de promouvoir ?
Bonjour et merci de montrer votre intérêt au label. Ruralfaune est né en février 2006. C'était pour la sortie d’un cdr limité à 32 exemplaires ! Cette époque me parait désormais bien lointaine… (Lire la suite).
Lire la suite : interview du label ruralfaune