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DRAGGING AN OX THROUGH WATER : LUN 7 JUIL @ GRND GRLND / PRIX LIBRE !
Écrit par captain pink   

iNk représente :

LUN 7 JUIL @ GRND GRLND / PRIX LIBRE !
40 RUE PRÉ GAUDRY
LYON 7E / M° JEAN JAURÈS




Dragging an Ox Through Water
vient de Portland (un peu comme la plupart des groupes… c'est fou quand même, l'impression que ça donne !).
Contrairement à la plupart des groupes, sa musique est emprunte d'une grande originalité
.
Les amateurs d'étiquettes apprécieront peut-être un “noise-folk analogico-acoustique” lancé sans conviction… les autres (plus prudents) écouteront attentivement avant de tirer d'hâtives conclusions… et c'est là que les choses commencent :

Dragging an Ox - dice smiles.mp3

C'est assez calme… oui celle là en tout cas, mais avouez que ça fonctionne. Remarquez ces sonorités étranges émanant d'oscillateurs analogiques bricolés par l'artiste lui-même… ce qui confirme un côté nerd
décelable à l'œil nu.
Quand il se lâche, ça donne ça :

Dragging an Ox - argandox_adorsal.mp3

Et quand il reste “pop” ça reste un truc quand même vachement personnel, franchement :


(celle là est assez belle ma foi)
Dragging an Ox - Aces.mp3
(et celle là…)
Dragging an Ox through Water - bowl of salt.mp3




Pour les autres groupes, on est allé cherché (pas si loin finalement) des projets sans françois virot, gaël moissonnier, julien dupont, andré diamant ou damien grange…
À force de courage, d'endurance et de persévérance, on a
finalement trouvé des preuves qu'il est possible de trouver des choses intéressantes… ET INÉDITES À GRND ZÉRO (voire inédites tout court).

HECTOR MUROS
est un poète
prosaïque, voire très inspiré. Trompettiste classique et médiéviste à ses heures, auteur-compositeur appliqué et constructiviste s'appliquant à passer pour un branleur prosélyte, il inspire la méfiance des uns quand les autres ne représentent qu'une part négligeable de l'humanité.
Je tanne ce talentueux inadapté depuis deux ans pour qu'il vienne jouer ses chansons qui m'ouvrirent, quand je les entendis jadis pour la première fois, quelques perspectives insoupçonnées…
Hector Muros nous proposera
(selon ses propres mots) une “Bizarrerie intellectuelle et musicale” en compagnie de sm battistella à la guitare.
Voici quelques-uns de ses morceaux :

01 L'ecoutez-vous.mp3

02 Moi je voulais juste travailler.mp3

05 Oh les idées (Manu, prends garde aux idées).mp3


04 Alexandre le G.mp3

08 Plus de honte.mp3

Hector Muros possède une page myspace

NOIZE OF MY NAVEL
est un tout nouveau projet, à la tête duquel un seul et unique protagoniste s'applique à maltraiter du matériel musical (guitare, ampli, casque d'écoute…) pour le seul plaisir du bruit.
Ultra confidentiel à ce jour, Noize of my Navel ne s'étant jamais encore produit publiquement à proprement parler,
les services secrets ne sont par conséquent pas encore au courant, et c'est une chance pour lui… mais les bonnes choses ont une fin.
voici le lien vers son myspace.




 
Deerhunter@Grnd Gerland Video !!!!
Écrit par Grnd Prrestige   
Retransmission de la performance épique donnée par les américains "Deerhunter" sur la moquette souillée du salon de Gerland. Filmé avec des caméras des années 80, ça dure 57 minutes, alors "faites de la place sur votre disque".

No video? Get the DivX Web Player for Windows or Mac


 
mar 2 Septembre : The LOCUST
Écrit par brother dude   




Oui, c'est un peu tôt pour l'annoncer
la venue de ce groupe noise -grind-new wave-power brutal-wouwou.
Mais comme personne ne sera là cet été, autant s'y prendre à l'avance. Ca sera à Grnd Gerland.


The Locust - teenage mustache.mp3

The Locust - psst! is that a halfie in your pants_.mp3


+ un clip réalisé en trois heures par Aurélien Prrestige à l'aide d'un bureau bleu, d'un livre, de seize photos et de la douceur émotionnelle d'un dimanche après midi :




 
Le village du foot
Écrit par brother dudes   


Quatre personnes. Une ville réelle (Los Angeles). Une nation imaginaire qui donne son nom au groupe (Foot Village). Deux albums. Un passé bruyant (2 membres de Gang wizard, un de Friends Forever).

Pas de guitare, pas de clavier, pas d'ampli, pas de sample, pas de micro. Juste 4 batteries martyrisées, un mégaphone, et 4 voix portées sur les hurlements hystériques.

On dirait parfois un gang de babouins en train de détruire une usine à coups de massue tout en chantant le plaisir qu'ils y prennent. Un grand groupe, quoi, éveillant des sensations délicates comme la lobotomie, la rédemption, la punition, ou un orgasme de mammifère marin. Rien entendu d'aussi régressif et euphorique depuis, euh, longtemps (les vieux boredoms ? St jacques de lightning bolt ?).

Deux dates en france fin septembre : le salon de grnd gerland le 29, les instants chavirés (paris) le 30.

Hop, deux mp3 :
Foot Village - narc party (let's make it fucked up).mp3
(tiré de friendship nation)

Foot Village - BONES.mp3
(tiré d'un 45 tours introuvable, merci à Brian de Foot Village ne nous avoir filé le morceau)


Mais regardez plutôt :

 
Ramona Cordova at San luis obispo (US)
Écrit par ubik   

Oué, une nouvelle chanson du petit ramon ! C'est peut être la seule depuis deux ans, mais elle est bien.


No video? Get the DivX Web Player for Windows or Mac


Powered by François Virot.

Download Ramona Cordova Video

 
Black Pus IV
Écrit par ubik   
A grrrnd zero, on aime énormément Lightning Bolt. Ces super héros de la noise nous avaient fait l'honneur de nous éclater les tympans le soir du premier vrai concert du squat rue clement marot. Alors quand l'un des deux membres sort un album avec un de ses projets obscurs, autant vous dire que cela nous excite autant que la fraîche formation d'un groupe mystérieux composé d'andrew dymond et stéphane obadia.

Black Pus, c'est le projet solo de Brian Chippendale : le batteur proto post-humain des lightning bolt, mais aussi de Mindflayer, autre duo noisy de Providence (
Rhode Island US). Et quand ce garçon au doux nom de relent de boys-band 90's ne dessine pas des ninjas ou ne s'amuse pas avec 76 autres drummers-heroes de l'indie sous un pont à Brooklyn orchestré par les japonais de Boredoms, et bien il nous revient, tel le nemesis de resident evil, pour la plus grande frayeur de ton ORL et de ta psychanalyste, sur ton ampli ou sur les enceintes 2Watts de ton écran d'ordi.



Les trois premiers opus de Black Pus sont en libre telechargement (quand le site réouvrira ses portes car là il est temporairement fermé, donc je vous conseille fortement de lancer slsk pour récupérer tout ça). A l'instar de ses autres projets, on y affronte une nouvelle fois un mur du son, des structures entêtantes de batterie jouées par un junkie ultra-speedé aussi endurant qu'une pile duracell; le tout servi sur un subtil coulis de bruits et de hurlements électrifiés.

En 2008, Black Pus sort donc sur le très goûtu Diarreah Records son 4ème volet : All aboard the magic pus, qui après plusieurs écoutes assidues au casque se révèle plus accessible que ses prédécesseurs. On quitte le domaine de l'impro débridée
Avec Body on the tide, 8ème et dernier titre de l'album on croirais même entendre un chanteur indie classique, dont la basse et le chant seraient à peine sur-saturés. Pourtant tout commence avec Dream on, qui nous plonge dans une ouverture où brian testerait la resonance de ses fûts sur des rythmes caverneux. Puis arrive Land of the lost et My house is a mouse avec leur riffs et leur refrains très catchy, qui s'inscrivent directement en brute force sur ta mémoire neuronique. Le LP s'enfonce ensuite avec Juggernaut et Kharma Burn dans une battle homme/batterie sauvage, puissante et cyber-punk. Pour remonter enfin à la surface avec un The Wise Toad suivi d'un Pagan 4 President envoutants et libérateurs.

quelques MP3 :

Black Pus IV - Land of the lost.mp3
Black Pus IV - Body On The Tide.mp3
Black Pus IV - The Wise Toad.mp3




Que ce soit avec Black Pus, ou avec ton pote Brian Gibson pour les Lightning Bolt, Brian on attend ton retour au Grrrnd avec impatience !


 
We want josh back
Écrit par kaugumi & casquette   

Animal Collective poursuit sa quête de productivisme effréné (studio/tournée/studio/album solo/pause d'un mois/tournée/studio). Dernier truc à télécharger en date, le maxi "Water Curses".

Seul le morceau qui donne son nom au disque mérite d'être écouté mille fois. Le reste (trois machins jugés indignes d'apparaître sur Strawberry Jam) oscille entre l'insignifiant et le profondément ennuyeux.

Animal Collective - Water Curses.mp3

Après la période chaos bruitiste (danse manatee, here comes the indian), après les folles et magiques excursions acoustiques entre le scoutisme et la toxicomanie (campfire songs, sung tongs), après le virage pop (Feels, Strawberry Jam), voilà la nouvelle étape : la compagnie créolisation d'animal collective.




Si vous pensiez qu'ils avaient déjà franchi l'infranchissable avec Brother Sport (open up your, open up open up your...), le retour au réel risque d'être pénible. Dans Watercurses, il n'y a plus que des samplers et des voix lisses, chantées avec application, dépourvues du moindre hurlement. La composition en elle même reste bien évidemment parfaite, avec ses ruptures et ses lignes de chant toujours aussi improbables. La production, elle, risque tout bonnement d'épouvanter les Intégristes. Et d'encourager de gros coming out afro beat pour les autres (genre "et ouais les mecs, le zouk n'était pas qu'un feu de paille").

Dans le doute, on préfère se dire que le groupe responsable d'une chanson comme native belle ne peut pas avoir vraiment tort.

On imagine bien le clip : dave qui sautille en pensant à sa kristin, déguisé en petit singe, panda qui fait du surf en éructant quelques mantras bien sentis, et geologist qui tape sur des noix de coco, portant un médaillon à l'effigie de Philippe Lavil. Le tout en incrustation sur des motifs psychédéliques abstraits, à l'image de certains tshirt apparus en tournée :





Que ce soit clair, on adore ce morceau. Il rappelle un peu Tikwid (une valeur sûre, donc) dans la construction et la mélodie. On regrette juste la production des voix, trop propre, qui leur vaudra sans doute de nombreux mdr/lol sur les forums de nerds psychorigides.


Le prochain album est déjà enregistré, on ne s'inquiète pas, il saura prodiguer excitation béate et joie primitive.
Mais une division inévitable va apparaître. Des petits groupes de gens qu'on connait, avec qui on partage des kinder bueno, papote sans fin sur gmail, fume des clopes, voire habite, vont se réunir et s'entendre sur le fait qu'Ac a trahi. Ils jugeront avec sérieux et élégance que le groupe ne pourra plus jamais égaler Sung Tongs, album contenant au moins deux de leur cinq meilleures chansons.
A l'opposé, on trouve des optimistes un peu débiles, gouvernés par leur émotivité, portés par la certitude intime que les membres d'AC sont des chiens fous indomptables dont nous devons autant respecter les vêtements que les choix esthétiques. Depuis presque toujours, ils errent, sans avoir jamais l'air de trop penser aux albums précédents.


BREF.

Mais on s'interroge, normal, sur leur capacité à écrire des morceaux aussi poignants que
winters love, slippi, banshee beat ou cuckoo. Les AC sont HEUREUX (baraque au Portugal / belle famille en Islande / boulot pépère au milieu des espadons et des truites) et nous le font savoir (grâce à des mots comme "joy" ou "open"). Alors oui, c'est beau d'être gai et positif (paul mc cartney est comme ça depuis 66 ans), mais leur Dark Side nous manque. Peut être que la rédemption passera par le retour très attendu de Josh (guitariste dépressif blond, absent depuis la fin de l'enregistrement de Strawberry Jam).

Une énigme demeure : comment ces hippies crusts hirsutes au look de scientologues new age, qui il y a encore quelques années sortaient de leur lycée expérimental de Baltimore pour aller courir dans les bois en avalant des champignons, sont devenus des types parfaits, beaux, mariés, QUI SE LAVENT LES CHEVEUX ?



TROUVERAS TU TOI AUSSI L'EQUILIBRE DANS UNE SOCIETE QUI NE VEUT PEUT-ETRE PAS DE TOI ???




 
Le sourire jusqu'aux écouteurs.
Écrit par obadia   




Je me souviens très bien du jour où j'ai découvert 'Simbomba', enregistrement live d'Alhaji Bai Konte, grand joueur de kora né en Gambie à la fin des années 20. Je marchais de la Mulatière à la gare de Perrache, entre les camionnettes et les odeurs d'urine, j'avais pourtant le sourire jusqu'aux écouteurs et l'impression d'être arrivé de fil en aiguille vers quelque chose que j'attendais depuis longtemps.

L'enregistrement date de 1979, il dure un bon quart d'heure et il faut préciser que malgré la complexité de ce qu'on peut entendre, Konte est seul sur scène. Les différentes voies et mélodies qui finissent par émerger sont caractéristiques des polyphonies Africaines et du jeu de certains instruments comme le Ngoni du Mali ou le Mbira du Zimbabwe... Les éléments rythmiques (ou "sonailles") sont créés grâce à des anneaux attachés à une feuille de métal, elle-même fixée sur le manche de la kora. Tout ça résonne de manières différentes en fonction des accords et des combinaisons de notes jouées, créant un accompagnement rythmique bluffant (6:57).


J'avais rarement entendu quelque chose d'aussi riche, et aujourd'hui encore j'y trouve un peu de tout. Prenez par exemple un solo héroïco-guitaristique digne d'Orthrelm (6:18), un passage chaloupé à la Djengo Reinardt (9:09), une boucle à la My Bloody Valentine qui donne l'impressions de distordre l'espace temps (5:08). Prenez encore des variations rythmiques qui laisseraient les membres d'Hella médusés, un riff rock binaire qui rappelle le rock binaire (1:40), des hachures syncopées que Timbaland n'aurait pas de scrupule à sampler (13:19), des sautes de signatures élégantes (partout), ou des contre-temps aussi funky que la tek-house combinatoire de Soundhack (14:51)... Ca va, je me calme !


Konte navigue entre tradition et expérimentation en retombant toujours sur ses pattes. Chaque nouvelle écoute me renvoie à quelque chose d'autre, comme si tout ce qui m'avait nourri jusqu'à présent était là de manière latente dans le morceau et ses variations. Je ne vais pas m'attarder sur ce que cet enregistrement me fait quand je l'écoute dans de bonnes conditions. Car c'est vrai qu'il faudra un minimum d'écoute et de disponibilité pour saisir l'ampleur du jeu de Monsieur Konte. Mais si vous prenez le temps, croyez moi il va s'en passer des choses en 15 minutes, 55 secondes et 21 cordes en fil de pêche.





Dessins et plus si affinités : Marion Balac


 
le conseil de jean philippe
Écrit par monsieur kaugumi   



Il y a quelques jours, au salon de Grnd Gerland, monsieur Jean Philippe m'a enjoint avec enthousiasme d'écouter Offonoff. Monsieur Jean Philippe, je ne le connais pas vraiment. Je sais juste qu'il est sympathique, qu'il a une culture musicale considérable, et qu'il promène ses costumes noirs et ses regards mystérieux à la plupart des concerts de Grnd Zero.
Offonoff est un groupe d'improvisation bruitiste, regroupant Terrie Ex (guitariste de The Ex), Massimo Pupillo (bassiste de Zu), et Paal Nilssen-Love (batteur hollandais, collaborant avec des pointure de la musique snob comme Mats Gustafsson, Peter Brötzmann, Ken Vandermark...).
Leur premier album, Clash, doit sortir sous peu sur smalltown supersound. De l'impro brutale, virtuose, proche des divagations de Sonic Youth (pas leur versant pop, hein), de Locust, Last Exit ou James Blood Ulmer (c'est toujours très gratifiant d'écrire des références obscures). Il va vite falloir se charger de les faire venir à Lyon.

offonoff - rabbit punch.mp3

offonoff- kicking stones.mp3

Et une vidéo : 

 
Okay
Écrit par monsieur kaugumi   






Un soir, en nettoyant le répertoire d'arrivée de mes mp3, je tombe sur un disque d'Okay, Huggable Dust.

Il est cinq heures du matin, je suis en train d'écrire à des êtres cupides tout en avalant des chips au goût étonnant (steak fumé), je suis donc un peu distrait quand je déplace l'album dans Winamp. Entre deux mails laborieux, la musique commence pourtant à s'insinuer dans mes neurones : « Ah, encore un mec qui écrit des morceaux folk/pop mignons et tristes ». Je me remet à taper sur le clavier, mais une ligne de synthé à la Grandaddy détourne mon attention. Tiens, il chante comme un canard à l'agonie qui aurait le nez bouché. Ca rappelle un peu Daniel Johnston niveau timbre, mélodies et noirceur des textes. Mais si la voix est sèche et abimée, la production est propre et polie, rien de lo-fi là dedans : un son clair, des arrangements minutieux, des cuivres, un piano, des petits machins électroniques... Oula mais c'est pas mal en fait. Là, je ne travaille plus du tout, j'enlève même les traces de gras sur mes doigts.

Mais qui est ce type ? Mon copain google va m'apporter quelques éléments de réponse. Okay est le projet solo de Marty Anderson. Je récolte ensuite un peu d'info brute (Huggable Dust sortira au printemps 2008), puis apprend que monsieur Anderson a des aspirations esthétiques variées (il poste des dizaines de dessins torturés sur son myspace, celui qui illustre ce post est de lui) et que sa vie personnelle n'a pas l'air très enviable (désastre affectif, maladie grave et honteuse l'empêchant de faire des tournées conséquentes).

Le lendemain après midi, le disque me paraîtra beaucoup moins bon : toujours sympathique, mais un peu fade, voire répétitif et simplet par moments. J'étais conscient qu'il ne s'agissait pas de la découverte du millénaire, mais comment expliquer un tel décalage avec la première écoute ? Un plan d'investigation rigoureux me permettra bientôt d'atteindre la Vérité : aussi étrange que cela puisse paraître, Huggable Dust doit être écouté entre 4 et 6 heures du matin pour révéler tout son charme bancal.

Voilà donc quelques mp3 à écouter tard dans la nuit :

Une petite miniature pop :
Only.mp3

Son morceau épique à la flaming lips (mais avec deux accords):
Truce.mp3

Celle là aussi, douce et niaise comme un sufjan qui chante noël :

Natural.mp3

 
You love me do something.
Écrit par obadia   



Dans la famille compositeur génial qui arrive à un âge avancé et galère encore pour payer la note d'électricité, je voudrais Robert Stevie Moore.
A 56 ans, ce multi-instrumentiste criminellement sous exposé est égal à mes yeux à Brian Wilson en terme de génie. D'ailleurs Ariel Pink, The Residents, XTC, Apple in Stereo, Guided By Voices, David Shrigley, Jad Fair et moi-même, on serait d'accord pour lui ériger une statue.
Alors qu'est-ce qui fait que ce monsieur n'a jamais officiellement été sacré grand-père du home-recording? Est-ce le côté journal intime de ses enregistrements ou sa diarrhée productrice (près de QUATRE CENT ALBUMS - dont beaucoup sont des doubles albums - enregistrés de 1968 à aujourd'hui)? Est-ce que ce catalogue impressionnant finit par intimider ou par épuiser?


Je sais de sources sûres que R. S. Moore n'aurait pas été contre un peu plus d'attention et de tendresse à son égard durant ces 30 années passées à enregistrer le soir après le boulot, réaliser des vidéos, administrer son site et envoyer ses cassettes à ses quelques fans. "Je dois m'occuper des pochettes, graver, copier, dupliquer, envoyer... j'ai besoin d'aide pour tout ça. Je suis fatigué de faire chaque petit pas seul."

Est-ce son sens de l'humour? Est-ce l'expérimentalisme fourre-tout, les changements abrupts, le côté pop-cut-up ludique? Pourtant ce n'est pas pour me déplaire, et certains groupes qu'on adore aujourd'hui ne s'en privent pas...





Ou bien est-ce tout simplement parce que R. Stevie Moore n'a jamais voulu se résoudre à réduire le champ de ses possibilités en terme de style? Car c'est vrai, Moore court-circuite à sa manière la notion de genre musical et on pense à tellement de choses en l'écoutant que c'en est parfois déroutant. Il décrit lui-même sa musique allant "de mélodique à variée à expérimentale à traditionnelle à illimitée". "Je joue tellement de styles différents que mes albums sont comme des émissions de radio. Cette semaine, je suis à fond dans la musique électronique Allemande, et c'est tout ce qui m'intéresse. La semaine prochaine ce sera le hillbilly. Et ensuite la power pop. J'ai toujours détesté le fait d'avoir à choisir une direction. Ma direction c'est que je nai pas de direction. Les gens sont si fermés en art... J'ai grandi en m'intéressant à tout, du crooning de Sinatra à 'Hello, Dolly'. Je suis l'amateur ultime."


Amateur considéré par certains comme l'un des pionniers de l'éthique DIY - DIY jusqu'à ce que ça fasse mal - Robert Stevie Moore reste littéralement inconnu du public et il s'en désespère. Sa musique est MIRACULEUSEMENT INSPIREE et il faudrait un bonus de vie supplémentaire pour tout découvrir. Il vit dans le New Jersey où il est à l'heure qu'il est le conservateur de son propre musée sur bande magnétique.




Quelques mp3 :

R. Stevie Moore - horizontal hideaway - don't let me go to the dogs.mp3

R. Stevie Moore - i wish i could sing.mp3

R. Stevie Moore - technical difficulty.mp3

R. Stevie Moore - you can't write a song.mp3


Deux vidéos :











Lui faire une déclaration d'amour :
http://www.myspace.com/thersteviemoore

Commander ses disques/cassettes/mp3 :
http://www.rsteviemoore.com/tapelist.html




 
Dan Deacon : Opération Régression
Écrit par monsieur kaugumi   


Dan Deacon est un fervent promoteur de la débilité extatique. Il répand sa foi activement (environ 150 concerts/performances par an) avec un casio, un vocoder, divers bidules électroniques, et surtout son corps, avec lequel il chante, saute partout, éxécute des mouvements erratiques qu'on est bien obligés de rapprocher du concept de danse, le tout de préférence au mileu du public :


On devine aisément qu'il apprécie Devo, Raymond Scott et les jeux vidéo 8 bits. Il est par contre plus difficile de croire que ce demi-abruti a passé une maitrise de composition électro-accoustique (et pourtant si). Il a déjà une demi douzaine de disques à son actif, tous dévoués à la cause pop punk électronique mongoloïde. Le tout dernier, Spiderman of the rings, est sorti mi-2007 sur Carpak records.

Dan Deacon jouera à Grnd Zero le 4 juin.

dan deacon -big_big_big_big_big.mp3(extrait d'acorn master)

dan deacon - the crystal cat.mp3 (extrait de spiderman of the rings)




 
GROWING-VISION SWIM (EMO DRONE POWER)
Écrit par zerojardins   

Ce groupe est génial. Passés incognito l'automne dernier à lyon en première partie de mogwai (qui pouvait bien se payer la place???), puis ratés aux instants chavirés au printemps... pas possible de les booker, car bien trop chers pour les 4 personnes qu'ils sont susceptibles de ramener en concert... merci conspiracy (leur tourneur). Bref. Leur nouvel album sur troubleman unlimited, aux accents de black dice et de musique bolivienne perchée, dépasse les longues nappes de drones assez fades des disques précédents. Vous trouverez surement ça chiant, mais moi je trouve ça génial.

growing-lightfoot.mp3





Ecoutez aussi leur live aux instants chavirés sur radiowne.org,superbe radio online avec pleins de lives de groupes passés par chez nous, et d'autres qu'on rêve de faire jouer: wolf eyes; sister iodine; mv & ee; quintet avant; no neck blues band; ghédalia tazartes; astral social club; birchville cat motel; extreme enimals; jazkammer; magik markers...
http://www.radiowne.org/-database-



 
ANP - KRRRRRRRRRRRRR
Écrit par monsieur kaugumi   

Anp, c'est KK Null (le leader de zeni geva, expert en hurlements et dispositifs électroniques qui donnent la migraine) et Seijiro Murayama, batteur fou. Ce duo existe théoriquement depuis 1984 mais, outre un live, n'a réalisé qu'un seul album studio, metacompound, en 2005.

Cet enregistrement risque tragiquement d'être sans suite, les deux musiciens s'étant brouillés (précisons que KK Null est dôté d'un ego, hmmm, déroutant). J'emploie le mot "tragique" car ce fracas de free jazz, de noise industrielle et de musique improvisée compte parmi ce que les deux musiciens ont produit de plus brut et saisissant dans toute leur prolifique discographie.

metacompound g2a.mp3


 
RACCOO-OO-OON - RACCOO-OO-OON
Écrit par zerojardins   


Après avoir écouté le live de brutal vainqueur en première partie d' animal collective, il y a deux ans, un fan (d'ac, pas de brutal vainqueur évidemment) a dit sur collected animals que ça ressemblait à du raccoo-oo-oon. Des fois il faut pas grand chose pour découvrir un groupe de génie.

On a essayé de les amener jusqu'à vous, mais ils ne tournent qu'en espagne et au portugal début novembre, et après ils finiront leurs études. Donc c'est pas gagné pour les croiser par ici, mais bon, comme on fait une deuxième fois animal collective, cette fois-ci on sera à l'écoute des lecteurs de collected animals au sujet de la performance de françois virot (la meilleure des deux moitiés de brutal vainqueur) qui ouvrira pour eux. Qui sait, peut-être qu'on pourra à nouveau découvrir un groupe génial.

Bref, RACCOO-OO-OON c'est trop bien. La preuve, Beyond secret kingdom, le mp3.
Et une video ici.


 
UN SPORT DE COMBAT ?
Écrit par bazooka joe   


Un premier post court de Bazooka Joe mais pour un très looong PDF. Pendant un an et demi, vos humbles serviteurs du Grnd Zero se sont prêtés au jeu de l’enquête sociologique. Particulièrement centré sur le processus de négociation entre l’association et la Ville, j’ai tenté, dans le travail qui en résulte, de décrire finement dans quel état d’esprit ces activistes évoluent et luttent pour la survivance des musiques underground à Lyon (Ah, et y a aussi quelques pages sur le Pezner et le Kafé Myzik, pour un petit rattrapage en histoire locale). Globalement, la question que je me suis posé est de savoir comment une action collective à la marge des institutions (comme celle de Grnd Zero, donc) participe à redéfinir la politique publique de la Culture à Lyon ? Tout ça étant entremêlé avec des questionnements sur le rapport entre indépendance et soutien public, institutionnalisation ou non, les opportunités et les limites des friches culturelles…

Bon, ça reste un travail universitaire et ça comporte donc tout un côté rébarbatif et un jargon qui se veut chiadé, MAIS j’ose espérer qu’on peut trouver un peu de plaisir à le feuilleter par curiosité et peut être même glaner quelques infos intéressantes et des réponses aux questions qui vous taraudent tous depuis très bientôt trois ans, comme : Mais qui est le fabuleux coiffeur du président de Grnd Zero ? Existe-t-il réellement une love room, et où ? L’activisme est-il génétique ? Vont-ils arrêter de détériorer l’environnement urbain avec leurs posters cheaps ?…
Bonne lecture !


GrrrndZer0.pdf

Ps de kaugumi : le petit bazooka joe a passé sa soutenance aujourd'hui. Il a obtenu les félicitations unanimes du jury, qui s'est prosterné devant lui et veut le convaincre de se lancer dans une thèse. Les projets de bazooka étant plutôt de devenir pompiste, boire des bières et voir des concerts, nous ne savons pas encore s'il gratifiera le monde d'autres travaux de cet accabit. Alors lisez ce mémoire, peut être l'unique trace universitaire de l'Homme-qui-refusait-son-destin-de-chercheur.
 
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